Auguste Borget
Peintre, né à Issoudun le 28 août 1808, ami de Zulma Carraud et Honoré de Balzac.
Il débuta ses études au Collège d'Issoudun et les termina à Bourges. Malgré sa vocation pour
les Beaux Arts, ses parents lui imposèrent un apprentissage dans une banque pendant trois ans,
jusqu'à sa majorité, où il put aller s'installer à Paris pour suivre sa passion pour la
peinture et le dessin. Il y fit la connaissance de Honoré de Balzac et, en 1833, il
s'installe dans la même maison que de dernier. Ils devinrent alors de grands amis.
Puis Monsieur Borget se mit à voyager dans le monde entier, rapportant de ses voyages des
croquis de sa main sur les différents paysages des endroits visités.
Tandis qu'il utilisait ses croquis pour la confection de ses tableaux, il les faisait également
servir à l'édition d'album de lithographies. Le premier parut à Paris en 1842, intitulé :
"La Chine et les chinois" qui fut suivi de deux autres ouvrages.
C'est en 1850, qui marque le mariage et la mort de Balzac ainsi que le départ d'Issoudun des
Carraud, qu'Auguste Borget se fixa à Bourges pour la dernière partie de sa vie.
On y verra comment le "bon Borget" devint le "pieux Borget" de part sa conversion à la religion.
Il n'aspira, à cette époque, qu'à se retirer du monde donnant, des leçons de dessin et se
consacrant aux oeuvres de bienfaisance ainsi qu'à l'exercice de la charité envers les pauvres et
les malades. Il devint également disciple de saint Vincent de Paul.
Après avoir supporté, en chrétien, les épreuves d'une longue maladie, Auguste Borget mourut
à Bourges en son domicile, 1 rue de l'Equerre, le 25 octobre 1877.
Maurice La Châtre
Né à Issoudun le 14 octobre 1814, écrivain de l'école communiste.
"L'oeuvre la plus importante qu'il ait composé est une histoire des Papes, mystères d'inquité de
la Cour de Rome, crimes des rois, des reines et des empereurs, dans laquelle se déroule le long
cortège des crimes, des violences, d'adultères, d'attentats de toutes natures dont se sont rendus
coupables les pontifes romains et les souverains de l'Europe" (Romain Guignard/Personnages et
Monuments d'Issoudun).
Sous le second Empire, il se lance dans l'édition, publie "Les mystères du Peuple" d'Eugène Sue et
entreprend la publication d'un "Dictionnaire Universel" à la manière de "L'encyclopédie" de Diderot,
c'est à dire en utilisant un dictionnaire pour faire passer des idées. Or, ces idées n'étant pas du
goût du gouvernement, il fut traîné devant la justice, lui et les responsables de l'édition de ce
"Dictionnaire" (M. Chabot, éditeur, et M Serrière, imprimeur), et La Châtre écopa de 5 mois de prison
et six mille francs d'amende, pour "outrage à la morale publique et religieuse".
Après sa condamnation, M. La Châtre se retira à Barcelone pour revenir à Paris en 1870, où il prit
position parmi les insurgés de La Commune (il pensait ainsi que "l'humanité allait enfin prendre sa
dernière forme sociale), ce qui lui valut une nouvelle expatriation.
L'amnistie lui permit de revenir en France où il publia à nouveau l'ouvrage pour lequel il avait été
condamné sous le titre "Le nouveau Dictionnaire Universel".
La formule de livraison à bon marché (livraison de huit pages coûtant deux sous, l'ouvrage étant complet
sous deux ans) a permis à M. La Châtre de publier "Le Capital" de Karl Marx pour le rendre accessible
à tous les citoyens, notamment les plus pauvres.
En 1874, il publie "Histoire du Consulat", puis "Histoire de l'Inquisition" en 1880.
"Editeur entreprenant, aristocrate de naissance et démocrate passionné, il a porté dans sa tête les
opinions de beaucoup d'issoludunois, si caractéristiques de la politique du terroir au XIXème siècle."
(Romain Guignard/Personnages et Monuments d'Issoudun).
Il mourut en 1900.
Honoré de Balzac
Zulma Carraud